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Mémoire et Histoire

Le Fort Lapin a une histoire...



 FORT LAPIN (1860)



En 1690, le « fort de lapins » aurait été érigé sous Vauban, il s’agissait alors d’une redoute*, poste avancé sur le rivage au nord du Fort Nieulay, entrant  la protection de Calais. Ces redoutes étaient des œuvres carrées simples revêtis en pierre et montées de 4 canons avec une dizaine d’hommes. Toutefois ce ne n’étaient pas des batteries côtières, de sorte, ils ne pouvaient pas empêcher les navires ennemis de venir à portée de la ville et du port.



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Carte des environs de calais début XVIIIème. (Droits : Service Historique de la Défense de Cherbourg.)

*Une redoute est un fort ou un système de fortification consistant généralement en un emplacement fortifié défensif à l’extérieur d’un fort plus grand : à Calais, le Fort Nieulay.
 
En 1860, un réduit entouré d’un fossé est construit au niveau de  la batterie du Fort Lapin, seul le réduit était cerné par un fossé de peu de largeur sur 3 des 4 fronts.
Il faisait partie des défenses de la place de Calais.



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Photo du Fort Lapin en 1946 avant sa réhabilitation (2014)

Il s’y trouvait un corps de garde d’une trentaine d’hommes dont  le fronton porte l’inscription « 1860 ».
Le Fort Lapin a été dessiné sur un modèle de batteries militaires conçu sous Louis Philippe dans un contexte de tensions entre la France et l’Angleterre. Une commission regroupant des officiers de l’Artillerie, du Géni et de la Marine travaille dès 1841 à une révision des ouvrages de défense. Elle préconise une uniformisation des calibres de l’artillerie. Ainsi, en 1846, des plans types sont arrêtés pour une série d’ouvrages, dont des corps de garde qui seront construites suivant trois modèles de plans :
-         Corps de garde crénelé n°1 pou  60 hommes
-         Corps pas de garde crénelé n°2 pour 40 hommes
Corps de garde crénelé n°3 pour 20 hommes.

Images d'archives


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Fort Lapin Plan 1857


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Vue magasin à poudre


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Etat existant


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Fronton 1860

Le fort Lapin est l’un des derniers à avoir été construit (en 1860) suivant le troisième modèle pour un casernement de 30 militaires. 
Le plan type des corps de garde crénelé n°3 prévoit trois niveaux :
-         En sous sol : une citerne d’eau utilisant les eaux de ruissellement du corps de gare, cette réserve est accessible par une trappe située sous passage d’entrée,
-         En niveau courant, accessible par un pont-levis et protégé par une double porte : un ensemble de 7 pièces voûtées (les deux centrales de grande dimensions destinées au casernement des soldats, celles du fond destinées au stockage de poudres et au matériel d’artillerie, celles encadrant l’entré accueillant le logement du garde et la cuisine
-         En étage, accessible grâce à un escalier droit intérieur : une terrasse encadrée par un parapet à bretèches (avec effet de mâchicoulis),
-         L’ensemble est entouré par un fossé sec, un glacis.
 
Les matériaux de construction seront généralement adaptés aux substrats disponibles sur site. Ainsi, le Fort lapin est doté d’une maçonnerie de briques jaune de pays à l’image des Forts de Calais.



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Fort de Rascavel (droits Communauté de communes de la presqu'île de Crozon)

Ce plan-type est utilisé sur de nombreux ouvrages du littoral français (sur les rivages de la Manche, de l’Atlantique et de la Méditerranée). Jusque 1862, près de 160 corps de garde seront ainsi construits sur l’un des trois modèles décrits précédemment (par exemple : Fort de Roscanvel et de la Pointe St Mathieu en Bretagne).  Ce bâtiment sera ensuite renforcé par d’autres constructions nécessaires à la modernisation de la batterie en fonction des besoins militaires successifs par les Français puis par les Allemands.



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Représentation du site du Fort Lapin aujourd’hui.

Au fil du siècle, la batterie de Fort Lapin a évolué pour jouer un rôle important face à la progression de la 10.Panzer-Division en 1940 et devenir un maillon du célèbre « atlantikwall », dont le fronton d’une des entrées du réduit a été renforcé et bétonné en 1941.



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Renforcement bétonné par les allemands en 1941.

Aujourd’hui, il est difficile de reconstituer entièrement le dispositif défensif du site car il existe un  ensablement important qui est du à l’engraissement de la dune.

Images actuelles et suivi du chantier


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Avril 2014


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