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Mémoire et Histoire 
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1909 2009 Centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot
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Mémoire et Histoire

1909 2009
Centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot







Découvrez le site de M. Pierre Poure, passionné Blériotin d'histoire locale liée à l'aviation : 
www.papybleriot.fr

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A bord
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Louis Blériot



« Il n’y a pas de grande réalisation qui n’ait d’abord été une utopie »

Sangatte, c’est le lieu de tous les possibles et de tous les impossibles, le lieu où l’inimaginable peut devenir réalité. C’est là que l’homme s’est fait oiseau pour franchir la mer ou qu’il est devenu  fouisseur pour passer sous l’écume.


En ce début de vingtième siècle, l’aviation naissante n’a pas tout osé. Relier d’un coup d’aile deux nations séparées par un bras de mer, c’est un pas de gant plus riche de perspectives que ne le sera la marche sur la lune.
 

En 1908, un journal anglais le Daily Mail offre une prime de 1000 livres sterlings au premier aviateur qui traversera le Détroit.


En 1909, seuls trois concurrents sont en mesure de relever le défi : Hubert Latham à bord de l’Antoinette, le comte de Lambert sur le biplan « Wright » et louis Blériot sur le monoplan « Blériot ».
 

Le 1er juillet 1909, Latham visite l’usine désaffectée du tunnel sous la Manche en compagnie de Ludovic Breton,  l’ingénieur en chef de la première tentative de percement du tunnel sous la Manche et décide d’y installer son camp de base. Dans les jours qui suivent, c’est l’effervescence. La foule se presse au Blanc-Nez.
On campe sur place. Les hôteliers et cafetiers font recette. Reste à attendre une météo propice. Jour après jour, on se tient en contact avec la côte Anglaise grâce à la TSF. Une haute antenne haubanée a été dressée sur la falaise de Sangatte.
 

Le 19 juillet, malgré un temps incertain, l’impétueux Hubert décide de tenter sa chance. A 6 heures, l’Antoinette s’élève majestueusement pour atteindre une altitude de 300 mètres.
L’avionneur salue la foule d’un geste de la main, décrit une courbe et met le cap sur douvres. En moins de 5 minutes, il a disparu dans la brume.
 

A quelques kilomètres des côtes Anglaises, une panne de moteur force Latham à amerrir. Il faut vingt minutes au contre torpilleur « Harpon » qui accompagne la traversée pour se porter à son secours.
Les marins découvrent l’avionneur tranquillement assis sur son siège cigarette aux lèvres. De retour à Calais, il promet de faire une nouvelle tentative.
 

Blériot mis au courant de l’échec de son concurrent décide de se rendre à Calais où il arrive le 21 juillet. Craignant de décoller à proximité du casino, son choix se porte alors sur une immense plaine aux Baraques.
Monsieur Grignon qui possède une ferme à proximité accepte d’abriter l’appareil dans son hangar.
 

Dans la nuit du 24 au 25 juillet, le vent est tombé. Anzani, le mécanicien prépare le monoplan tandis qu’à Calais Alfred Leblanc réveille Blériot. Arrivé aux Baraques, il décide d’effectuer un vol d’essai jusqu’au Blanc-Nez.
Pas d’animation dans le camp Latham. Une fois revenu, les mécaniciens font le plein, vérifie une dernière fois le moteur.
 

4 heures 35, Blériot fait signe qu’il s’en va. Devant un public essentiellement composé de Baracliers, le monoplan s’éloigne, longe la côte puis s’élance des falaises du Blanc-Nez.
A Sangatte, Latham est réveillé par Levavasseur. Par la fenêtre, il ne peut qu’apercevoir le Blériot XI disparaître.
 

5 heures, Douvres, Charles Fontaine, ami de Louis Blériot trépigne. Enfin un point à l’horizon. L’avion décrit un virage, Blériot coupe le moteur. L’appareil se pose brutalement.
Il est 5 heures 12. Louis Blériot entre dans la légende. Le Détroit est vainc. 37 kilomètres en 37 minutes par un héros de 37 ans.
   

Louis Blériot a à peine le temps de s’extraire de son aéroplane qu’une foule de plus en plus nombreuse l’entoure. Alors que les journalistes l’interrogent, il s’enquiert de Latham.
Si ce dernier arrive à traverser dans la journée, il est prêt à partager le prix avec lui.
 

Arrivé à l’hôtel, le vice consul de France lui remet un télégramme de félicitations du gouvernement français. Le soir même, il embarque avec son épouse à bord de « l’Escopette ».
Le retour à calais est triomphal. A sa descente de bateau, il est accueilli par Henri Hénon et Ludovic Breton. 
 

Le 26 juillet, Blériot repart pour Douvres puis Londres et rentre dans la soirée du 27 juillet. 
 

Le 28, avant de prendre le train pour Paris, il tient à retourner aux Baraques pour remercier la famille Grignon de leur accueil. 
 

Plus de cent mille personnes attendent Blériot à son arrivée Gare du Nord. Deux ministres ont fait le déplacement : louis Barthou et Alexandre Millerand.
Le cortège a du mal à se frayer un passage jusqu’aux locaux de l’Aéroc-club de France. La journée se termine par un grand repas donné le soir au Palis d’Orsay.
 

Malgré sa « défaite », Latham ne perd pas espoir. A bord d’un nouvel appareil plus puissant, il tente pour la seconde fois de vaincre le détroit.
Nous sommes le 27 juillet 1909. Au même moment Blériot est acclamé à Londres.
 

L’avionneur échouera  de nouveau. Cette fois, cinq cent mètres le séparent des côtes anglaises. Il aura parcouru la distance en vingt minutes mais ses roues ne fouleront jamais le sol anglais.
Il  n’y aura pas de troisième tentative. Hubert Latham trouve la mort le 25 juin 1912 lors d’un accident de chasse.
 

De son vivant, Louis Blériot verra son exploit célébré de bien des façons. Des monuments seront inaugurés en sa présence à Douvres le 8 avril 1910, à Cambrai le 12 juin de la même année et aux Baraques le 16 juillet 1911.
Mais l’hommage le plus symbolique lui sera rendu quelques jours après sa mort, le 1er août 1936.
 

Dans une délibération en date du 9 août 1936, le Conseil municipal de Sangatte décide de donner son nom au hameau des Baraques. La cérémonie a lieu en présence de Madame Blériot.
Le maire Alphonse Thorel tient à la main le texte du discours qu’il vient de prononcer.


Le père Grignon (l’homme aux béquilles) est au côté d’Alice Blériot. 


Chaque date anniversaire donnera lieu à des cérémonies commémoratives plus ou moins importantes, comme le cinquantenaire en 1959. Cette année là, le Conseil muinicipal de Sangatte-Blériot-Plage, considérant la reconnaissance et la vive impression ressentie par tous les habitants envers madame Blériot, décidera de lui accorder le titre de citoyenne d’honneur.
 

Bibliographie :
Louis Blériot : l’homme de la Manche / Robert Chaussois, La Voix du Nord. 1991
Les Grands dossiers de l’illustration : l’épopée de l’aviation
Sangatte-Blériot-Plage / Philippe Caron Alan Sutton.2008

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