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Mémoire et Histoire 
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Mémoire et Histoire

Les églises ont une histoire...



 Edito


Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir l’origine de nos paroisses. Unité administrative importante de notre histoire, elles constituent une part importante dans notre histoire. La constitution particulière de notre Commune a nécessité la  mise en place de deux paroisses, celle de Sangatte “Saint Martin”, dont les péripéties vous sont expliquées dans un premier temps, et celle de Blériot-Plage, “Notre Dame de la Salette”, dont l’aventure sera contée dans un second temps.
La rédaction de ces articles a été rendue possible grâce à la collaboration des habitants, qu’ils en soient ici remerciés.



 Une commune... Deux paroisses...


Le Sacré



“Le domaine du sacré, du spirituel a tenu une place primordiale dans la mentalité des gens du Nord, au delà de toute mémoire précise. Si la ferveur ne fut pas égale partout et distinguait certaines régions, certains métiers, ou situations sociales, il est évident que la religion catholique a tenu dès le VIIe et VIIIe siècles une importance affirmée par d’innombrables témoignages encore visibles. Le Pas-de-Calais compte plus d’églises que de communes, sans parler des paroisses urbaines. Région riche, elle a rebâti par nécessité à la suite des désastres, modifié par goût de l’époque. Les guerres de notre siécle ont pulvérisé 240 églises reconstruites après 1918 et 1945 ... La vierge Marie a connu un culte intense sous de nombreuses invocations suggérant une protection particulière, comme chaque saint avait la sienne. Le plus populaire était Saint-Martin depuis le haut Moyen-âge, avec 174 dédicaces d’églises pour 113 à Marie.”(Pas-de-Calais, Èdition Bonneton, 1994)



 La paroisse "Saint-Martin" de Sangatte


“Au moyen-âge, trois lieux dits du territoire de Sangatte se présentent à l’étude de l’historien. C’est d’abord le chef-lieu ancien de la paroisse, Saint-Martin de Sclives, nommé pour la première fois dans la charte de confirmation que le Comte Manassès de Guînes accorda à l’abbé Gislebert d’Andres, vers l’an 1091.
Saint-Martin de Sclives est resté longtemps le titre paroissial des curés de Sangatte. Il l’était  encore en 1145, sous l’occupation anglaise. On en connaît encore l’emplacement sur le versant du Blanc-Nez, près de la voie de Leulène, aux extrèmes limites des territoires de Sangatte et de Peuplingues. Le village de Sangatte, où cette église fut transférée par la suite avec son vocable ne présente pas d’aussi lointains souvenirs.
C’était cependant une seigneurie dont le titulaire, Gaufridus de Sangata, se trouvait en 1118 à la cour du Comte Manassès de Guînes. L’église de Sangatte, sous le vocable de Saint-Martin était un édifice misérable.
Parmi les curés qui la servirent, il faut citer Martin Bailleul, ancien vicaire de Calais,  auteur de curieux mémoires sur les antiquités du pays reconquis, mort en 1639. Selon un rapport adressé à l’évêque Henriau par le curé Philippe Dezoteux, la paroisse comptait environ cent dix feux (1) en 1725. Sous la révolution, le curé de Sangatte refusa de prêter le serment constitutionnel (2).
 
Le projet de construire une nouvelle église, en remplacement de l’ancienne qui tombait en ruines, fut établi le 20 mars 1866 et mentionne qu’elle se composera dans son ensemble de trois nefs et sera  surmontée d’un clocher en flêche avec coq en cuivre tournant sur billes. La bénédiction de la première pierre fut faite par Monseigneur Jean-Baptiste Lequette, évêque d’Arras le 18 avril 1868.

Deux cloches ont pris place dans le clocher en 1870. Elles portent ces inscriptions : “Je m’appelle Marine Félix. L’an de grâce 1870 sous le glorieux Pie IX, pape, j’ai été baptisée par Monseigneur de Lencquesaing, curé doyen de Calais. Vieillard-Delhaye, maire, Gabrielli, curé. J’ai eu pour parrain Félix Vieillard, fils du défunt Félix et de dame Célerine Delacre et pour marraine Marine Vincent, fille de défunt Jacques et de défunte Félicité tournant, tous deux de Sangatte. Je míappelle Euphémie Isidore. L’an de grâce 1870, sous le glorieux Pie IX, Pape, j’ai été baptisée par Monseigneur de Lencquesaing, curé doyen de Calais. Vieillard-Delhaye, maire, Gabrielli, curé. J’ai eu pour parrain Isidore Trouille, fils de défunt Isidore et de dame Louise, de Sangatte et pour marraine Euphémie Admont, fille de Joseph et de dame Séraphine Vieillard d’Hervelinghem.”
 
Le 4 janvier 1903, à  la suite d’un violent orage, la foudre s’abat sur le clocher en démolissant le sommet ainsi que les façades Est et Sud. De ce fait, un nouveau projet envisage notamment le dérasement du sommet de la flêche, sa réfection, l’arrangement des pinacles (3), la remise en état des arcades, des croisées et la pose d’un paratonnerre à ruban. En juillet 1903, les travaux étaient très avancés (flêche terminée), un nouveau cyclone provoque encore des dégâts dans la nuit du 10 au 11 septembre 1903, le sommet de la flêche est à  nouveau jeté par terre. Devant ces catastrophes, le conseil municipal décide de ne plus construire le clocher en flêche. Le 5   décembre 1903, les travaux terminés donnent au clocher la forme qu’il était possible de voir à l’arrivée des Allemands. Au cours de l’occupation allemande en fin 1940, son accès fut interdit et les cloches qu’il abrite devront rester muettes ! Ce ne devait être à l’origine qu’un poste de guet de D.C.A. mais au cours des années 1941, 1942, les occupants firent rehausser la tour par un mur de maçonnerie avec créneaux constituant un poste d’observation relié par de nombreuses lignes téléphoniques. A noter que ce poste avait été “vidé” par l’occupant le 15 août 1944 alors que 20 obus provenant d’un tank canadien atteignaient de plein fouet la partie surélevée, côté Route de Coquelles.
 
En réponse à une enquête de l’évêque d’Arras sur les églises paroissiales en juin 1967, Monsieur l’abbé Paul Haudiquet déclarait : “ L’église Saint-Martin de Sangatte bâtie il y a 100 ans (bénédiction de la première pierre, le 18 avril 1868 par Monseigneur Lequette).
 
Restauration pour dommages de guerre : état vétuste extérieurement, réparations importantes à entreprendre, pierres, moellons crayeux à changer au clocher, aux contreforts et aux chéneaux.”
 
Après plusieurs réparations infructueuses, il fut décidé, au conseil   municipal réuni le jeudi 18 octobre 1979 que le clocher de l’église Saint-Martin de Sangatte serait détruit dans sa partie supérieure.
 
Le mardi saint 1er avril, les cloches s’envolèrent dans le ciel, soulevées par la grue et se posèrent délicatement sur le sol où leur support “beffroi”  vint les rejoindre.
Les vitraux montés sur des supports en fer ont été détériorés sous l’action de la rouille. Plus riches en couleurs et plus précieux par les sujets représentés, les vitraux du choeur furent démontés, restaurés et replacés sur une monture en “métallisé.”
Les vitraux du choeur représentent : la naissance de Jésus, les disciples d’Emmaüs, la fraction du pain par Jésus, la résurrection du Christ au  matin de Pâques. Les vitraux de la nef, complétement détériorés et sans grande valeur artistique remplacés par des verres neufs.
En l’honneur de Saint-Martin, patron de la Paroisse, le vitrail d’entrée à la hauteur de la tribune représente le jeune soldat romain, futur évêque de Tours donnant une part de sa chlamyde (4) à un pauvre à l’entrée d’Amiens (voir ci-dessous).



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Biographie de Saint-Martin



Le futur Saint-Martin, évêque de Tours est né en Pannonie (Autriche-Hongrie) vers 317 de parents païens. Il fut élevé en Italie. Dès l’âge de 10 ans, à l’insu de ses parents, il se fit inscrire parmi les catéchumènes pour connaître la religion chrétienne et se faire baptiser.
            Son père, étant tribun militaire, Martin âgé de 15 ans, fut enrôlé de force dans l’armée romaine et il vint dans le nord de la Gaule.
 
            Prés d’Amiens, en hiver, il partagea son manteau (chlamyde) pour en couvrir un pauvre qui grelottait sur le bord de la route. Jésus lui apparût, revêtu de cette chlamyde et lui dit : “Martin,  encore simple catéchumène, tu as déjà la charité d’un chrétien”.
 
            Baptisé peu de temps  après, à 18 ans environ,  il donna sa démission de l’armée pour se mettre au service de Dieu. Devenu l’ami de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, il établit à quelques kilomètres de la ville épiscopale un monastère. Son temps fut dès lors partagé entre la vie monastique et la prédication de l’évangile dans les campagnes où Martin lutta contre les idoles et les coutumes Païennes. Ses admirateurs l’emmenèrent par ruse  à Tours où il fut nommé évêque. Il n’en continua pas moins à vivre dans la pauvreté et à s’adonner à la prière, se retirant souvent non loin de Tours dans le monastère de Marmoutier.
 
            Son ardeur apostolique lui fit entreprendre de nombreux voyages à travers toute la Gaule et l’incita à construire des églises  chrétiennes sur les ruines de temples païens . En novembre 397, en tournée pastorale pour régler un conflit, il rétablit la paix dans la communauté mais il mourût là dans sa 81e année. Ses funérailles furent célébrées le 11 novembre à Tours. En France, près de 4000 Èglises lui sont dédiées et 495 villages portent son nom.





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Séance théatrale au Café de la Mairie


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Communions solennelles, le 20 mai 1951 par l'abbé Paul Haudiquet

Glossaire



GLOSSAIRE
(1) Feux : au sens utilisé aujourdíhui par l’INSEE , c’est à dire la réunion de plusieurs personnes, liées on non par les liens du sang, et vivant sous le même toit. Pour en déduire une indication de population, il faut donc évaluer le nombre de gens qui habitaient, à l’époque, couramment sous le même toit. Imaginons une famille de deux parents, deux enfants, et un nombre d’ascendants et de serviteurs tellement variable qu’il est difficile à déterminer par principe. Le feu constituait aussi un foyer fiscal au sens ou nous le connaissons aujourdíhui.
(2) La suppression de la dîme et la “mise à disposition de la nation des biens du clergé” (2 novembre 1790) exigent une redéfinition du statut de l’Eglise et de ses rapports avec l’Etat. Le 12 juillet 1790, est votée la constitution civile du clergé, d’inspiration gallicane, destinée à être intégrée à la constitution. L’organisation de l’Eglise est calquée sur celle du pays. Il doit désormais y avoir un seul évêque par département ; archevêques métropolitains, évêques et curés doivent être élus par des assemblées électorales. Chacun doit recevoir de l’Etat un traitement. Cette constitution civile du clergé est approuvée par le roi ,en l’état. Lasse d’attendre la consécration de la Constitution civile du clergé par le Pape, l’assemblée constituante exige des ecclésiastiques un serment de fidélité à la nation, le 27 novembre 1790.
Cette décision provoque une cassure profonde et imprévue. Bien que la majorité des membres du bas clergé soit pourtant acquise à la Révolution, l’Eglise est divisée par un schisme. Les prètres “constitutionnels” acceptent de préter serment, tandis que les “réfractaires” continuent à ne reconnaître que l’autorité suprême du Pape.
(3) Pinacle : clocheton sur le toit d’une église.
(4) Chlamyde : Manteau court et fendu.



 La paroisse "Notre-Dame de la Salette" de Blériot-Plage


Edito



Vous allez découvrir  l’origine de “Notre-Dame de la Salette”, paroisse des Baraques puis de Blériot-Plage.
Voici un petit recueil, confectionné avec l’aide de Soeur Marie-Stéphane, Dominicaine à Blériot-Plage.
Il retrace l’historique de l’église des Baraques en passant par la chapelle provisoire pendant la construction de l’église moderne que l’on connaît aujourd’hui.

Par Philippe CARON, Bibliothécaire et
Soeur Marie-Stéphane, Dominicaine à Blériot-Plage




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“Touché de l’état d’isolement et d’abandon dans lesquels gémissaient depuis plus d’un demi-siècle les pauvres habitants des Baraques, touché surtout des dangers de ruine et de scandale qui enveloppaient de toutes parts cette population ouvrière, nous résolûmes au mois de novembre 1857 d’aller lui donner une mission de quelques semaines...
Six kilomètres séparent ce hameau de l’église de Sangatte qui n’était guère fréquentée par les habitants qu’à deux époques de la vie, c’est à dire aux jours de baptême et aux jours de sépulture.
Ce hameau païen jouissait pour autant d’une certaine mais bien triste célébrité à cause de plusieurs salles de bal fréquentées journellement par les militaires de la garnison de Calais et par tout ce qu’il y avait de plus dépravé et de plus corrompu dans la contrée. C’était là, le rendez-vous ordinaire des libertins et des débauchés parce que loin de toute police ils s’y croyaient tout permis.”
Ainsi commencent les carnets de l’Abbé André Joseph Limoisin, reproduits ci-contre, envoyé aux Baraques comme missionnaire diocésain par Monseigneur Parisis, évêque d’Arras.



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Premier croquis de Notre Dame de la Salette

L'intérieur de Notre Dame de la Salette


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Statuette de le vierge ramenée par l'Abbé Limoisin de la Véritable Salette

« L’abbé Limoisin aimerait bâtir une église mais il n’a pas un sou vaillant. Prenant son bâton de pèlerin, il part visiter les paroisses les plus riches, parcourant la France en tous sens, poussant jusqu’en Belgique. Sa force de conviction délie les bourses.
            Quand les Ponts et Chaussées distribuent en 1858 aux familles des Baraques des parcelles de relais de mer inutilisables, l’abbé Limoisin parvient à se faire octroyer un terrain vague, plus ou moins bien délimité, pour y construire son église.
            La première pierre est posée le 16     septembre 1860 par un temps épouvantable qui arrache la chaume des toitures, renverse les arcs de triomphe.
Le 26 juillet 1863, eut lieu la bénédiction de l’église des Baraques. Cette cérémonie fut présidée par Monseigneur Parisis.
Hélas ! Au milieu de la nuit du 25 au 26, le tonnerre gronde et la pluie inonde le hameau.
Ne dirait-on pas que le démon frémit de rage à la vue des âmes qui vont   désormais lui échapper et qu’il redouble d’efforts pour entraver l’œuvre de Dieu ?   
Toutefois vers onze heures du matin, l’horizon se décharge des plus épais nuages et au moment marquée pour la bénédiction, les rayons d’un beau soleil descendent sur la foule de pèlerins accourue à la fête.
Là, le Révérend Père Sibillat, missionnaire de la Sainte Montagne, par un discours émouvant, tint en éveil pendant une heure et demie, l’attention de la foule avide et recueillie.
Ce jour, à jamais mémorable, marque la naissance dans l’église des Baraques, d’un pèlerinage de plus en plus florissant.
Très nombreux seront les chrétiens, qui chaque année, suiveront les pieux offices de la neuvaine et l’on ne saurait dire les grâces temporelles et spirituelles qui les attendaient au pied de la vierge de la Salette.
 
Les ex-voto qui tapissent les murs du sanctuaire des Baraques prouvent la reconnaissance des fidèles, sans doute, mais encore et surtout, la bonté de celle que Saint-Bernard appelle une  «  toute puissante suppliante ».
Enfin terminé, le sanctuaire consacré à la Salette obtient les privilèges accordés aux églises paroissiales. Un premier curé est nommé. C’est un écossais de trente ans, l’abbé Archibald Hog. Sa tâche accomplie, l’abbé Limoisin, solide septuagénaire, peut aller évangéliser d’autres hameaux déshérités : Les Hemmes-de-Marck, Clairmarais….
Au fil des ans, son église des Baraques, aux trois nefs de style gothique, s’embellit  : un chemin de croix, une belle chaire, le clocher n’a pas de flèche et n’en aura jamais. Son sommet devait servir de piédestal à une statue géante de la vierge, mais les fonds manquèrent pour réaliser ce projet.
Rien à regretter puisque, dans la nuit du 2 au 3 juin 1944, l’église fut détruite sous l’avalanche de bombes écrasant la commune. Depuis, une église moderne a été construite. Extraite des ruines, une première pierre est posée le 15 janvier 1961. La consécration intervient l’année suivante au son des trois cloches : Lucie Marie, Henriette Thérèse et la Reine de la Salette, retrouvée dans les décombres et hissées au campanile de l’édifice. La salle paroissiale de Blériot-plage perpétue l'oeuvre et le nom de l’abbé Limoisin.



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L'église détruite


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Autre vue de l'église détruite


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La chapelle provisoire

Pourquoi la Salette ?



La Salette est le nom d’une petite commune de l’Isère, près de Grenoble. La vierge y serait apparue à deux jeunes bergers, Maximin GIRAUD et Mélanie MATHIEU, le 19 septembre 1846. Une Basilique fut construite sur les lieux de cet événement après ce qu’on appelle “le Fait de la Salette.”
Dès les premiers temps, l’abbé Limoisin se consacra tout entier à la diffusion du culte de Notre-Dame de la Salette. Prédications, quêtes, voyages. Il n’épargna rien pour répandre cette dévotion salutaire. Aussi, par une délicate attention, Monseigneur l’évêque de Grenoble le nomma chanoine de sa cathédrale.
Ce fut donc sous le patronage de “Notre-dame de la Salette” que l’ardent apôtre entreprit l’oeuvre des Baraques.De généreux bienfaiteurs lui vinrent en aide pour édifier le sanctuaire, dont Monseigneur Rapp, évêque de Cléveland, posa la première pierre le 16 septembre 1860.



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Maximin et Mélanie


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Le village de la Salette dans l'Isère

André-Joseph LIMOISIN 1796-1876



Né à Saint-Omer, le 30 novembre 1796, André Joseph appartenait à une famille de mœurs patriarcales et de foi robuste.
Enfant de chœur, il trouva, au pied de l’autel, la grâce de la vocation sacerdotale.
Ses humanités achevées, André Joseph entra au grand séminaire d’Arras. Le 25 juillet 1819, il était ordonné prêtre. C’est en 1853 que l’abbé Limoisin vint évangéliser Saint-Pierre les Calais.
Frappé du dénuement religieux dans lequel se trouvait le hameau des Baraques, il résolût d’y porter remède.
Son œuvre achevée, le zèle de l’ardent missionnaire n’était point satisfait. Il fonda l’église des Hemmes de Marck puis celle de Clairmarais. Il évangélisa successivement Arques, Aire sur la Lys et bien d’autres        localités.
Le 23 Janvier 1876, l’abbé Limoisin s’éteint. Sa plume glisse sur un mot inachevé d’un document destiné à sa colonie naissante de Clairmarais.
Le 26 janvier furent célébrées les funérailles de cet homme de bien qui pauvre parmi les pauvres, avait demandé un service de neuf heures.


L'abbé Limoisin


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Son acte de naissance

Les continuateurs de l'Abbé Limoisin



L’œuvre, commencée par l’Abbé Limoisin, fut poursuivie par un prêtre né en Ecosse, l’abbé Archibald Hog, qui fut curé des Baraques de 1865 à 1866.
Vinrent ensuite :
- Antoine  LAROCHE, curé des Baraques de 1866 à 1868.
- François PORION, de 1869 à 1887.
- Guilain LECOMTE, de 1887 à 1912.
- Jules GERREBOUT, de 1912 à 1934.
- Léon TRUPHEMUS, de 1934 à 1944.
- Cornil VAN WESTING, de 1946 à 1967.
- Jean TRINEL, de 1967 à 1985.
- Jean-Yves DEMANY, de 1985 à 1998.
 
Et plus récemment l’abbé Fabian LENGLET qui après cinq années de présence au sein de la Paroisse Nouvelle, fut appelé à exercer son sacerdoce à Annezin-les-Béthune.
A l’origine de la mise en place des équipes de baptême, des funérailles et de la liturgie, l’abbé Fabian a laissé le souvenir d’un prêtre toujours très présent, toujours à l’écoute de tous .
Les prêtres qui, depuis plus de cent quarante ans, servirent  la  paroisse ne furent pas seuls à œuvrer à la grandeur de la Salette. Nombre de paroissiens y contribuèrent également. Nous ne pouvons ici tous les nommer. Aussi nous nous contenterons d’en citer quelques uns :
Madame Juliette LEVAILLANT, Madame Simone DELLIAUX, fidèle organiste qui en toutes circonstances soutint la prière des fidèles, Madame Alice JOLY.


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